Jour après Jour

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Un vers

Le Soleil s'est noyé dans son sang qui se fige... (Baudelaire)

L'écrivain des montagnes

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Bonjour à tous et à toutes! Voici les poèmes et les textes que mon âme a dictés à ma main.

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Poèmes

Mardi 5 septembre 2006

L’Étoile du Poète

 

      La Reine des Muses gît dans l’eau

Au milieu des nénuphars

Autour de sa cheville

S’accrochent les algues

     Sa chevelure autrefois blonde

Baigne, fauve, dans l’eau calme

Autrefois émeraude

Aujourd’hui vermillon

     En guise de bracelet

Elle a une auréole rouge au poignet gauche

Et dans sa main droite encor serrée

Un couteau à présent lavé

     Cette malheureuse n’a point raisonné

Ni écouté ses sœurs éplorées

Qui maintenant font son deuil

En maudissant le poète dont elle s’était entichée

      Elle avait vu cet homme égoïste

Elle l’avait vu près de la mare où elle se baignait

Elle l’avait vu alors qu’il allait quitter ce monde

Car il n’y trouvait nulle beauté à s’en inspirer

      Elle est intervenue

Elle devint sa protectrice

En elle il vit la beauté du monde

Elle devint son inspiratrice

      Combien de jours de bonheur

Passa-t-elle avant qu’il ne voulut la décrire

Il chanta les louanges de sa chevelure

Qui aussitôt devint paille

       Il écrivit à quel point sa voix était mélodieuse

Mais lorsqu’elle chanta à nouveau

Cette voix si harmonieuse

N’était plus qu’un faible croassement

       Ainsi de suite elle perdit ses charmes

Le poète ne trouva plus d’inspiration en sa Muse

Lassé par cette laideur nouvelle

Ce mauvais homme la frappa

      Un sentiment nouveau

Alors naquit en l’infortunée

C’était la peur hideuse qui inspira le poète

Effrayé il chassa sa protectrice

       Elle fut remplie d’injustice

Elle en inspira son bourreau

Le regret envahit l’homme

Il se mit à sa recherche

       Elle s’enfuit dans les plaines vertes

Là ou autrefois elle dansait

Elle s’enfuit dans la forêt

Près de la mare où autrefois l’avait rencontré

        Chancelante, elle avança dans l’eau trouble

Son pied s’écorcha sur une pointe de couteau

Celui-là même avec lequel son poète déchu

Voulait mourir

        Alors l’idée de reprendre son destin

À partit du sien lui vint

Le sinistre Désespoir surgit

Dans l’esprit du poète inquiet

       De sa main droite elle se fit

Un beau bracelet rouge à son poignet gauche

Un vent fit tomber des fleurs de cerisier

On eut dit une jeune mariée

        Le sérum de sa vie s’égouttait

Encore et toujours

Elle finit par s’effondrer

Dans cette eau chaude comme la Mort

        La complainte est terminée

À présent le poète arrive

Pris de remords il court vers elle

Homme maudit

       Un vent fait tomber des fleurs de cerisier

On dirait un jeune marié

Il s’approche trop tard

Elle a déjà rendu l’âme aux nénuphars

        Il la prend dans ses bras

Tout à coup elle redevient divine

Dans un instant d’éternité

Elle lui offre un dernier chant d’amour

        Puis elle s’évapore

Elle est goutte de rosée

Elle monte chez Zeus son père

Muse, va en paix

         La lumière sait pleurer

Elle pleure ton départ, Muse

Elle pleure des étoiles

Mais voila que tu es Étoile

         Tu est une étoile d’inspiration

Un instant d’inspiration

Tu es l’instant du Poète

                             L’Étoile du Poète

Par Mélisande
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Un mot d'amour

J'ai tout appris de toi, jusqu'au sens du frisson (Aragon)

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