Torpeur
Torpeur
Les heures sans heur de la vie sans cœur m’écoeurent
Et jamais ne meurent les fleurs de la langueur
Qui m’effleurent de leur odeur pleine d’aigreur
Le temps, gouverneur flâneur de mes humeurs
S’est fait le vainqueur de mes ardeurs de malheur
La chaleur, douce sœur de la chaude douceur
M’envoie des rêves charmeurs et envahisseurs
Moi, moitié de moiteur et moitié de lenteur
Prenant peur de ces oppresseurs empoisonneurs
Briseurs de dures vigueurs et d’autres valeurs
Je pousse une clameur d’horreur et de douleur
Mais je me plie à ces dictateurs ricaneurs
Malgré mes pleurs rédempteurs dus à ma frayeur
Le sommeil assommeur relève la gageure
D’être de moi dormeur le très bon protecteur:
Empereur mineur, mais meneur de moi rimeur