Le Spleen de Baudelaire
Le Spleen de Baudelaire
Le temps ne passe à mon goût pas assez vite
Mais certains jours me semble que pas assez je n’en profite
J’aspire de toute mon âme à l’Idéal
Mais en vérité c’est du Diable que je suis féal
Je sens que je n’aurais pas dû naître si tard
Mon corps entier tend au Désespoir
Je sais que d’un monde divin je descend
Mais par mes fautes je subis la Mort à présent
J’ai le mal de la vie
Tout en moi n’est qu’Ennui
Je ne ressens pour moi que de la haine
Puisque mes pêchés m’ont chassé de l’Eden
Je ne rêve que du Ciel, mais je reste sous la Misère
C’est le Spleen, le Spleen de Baudelaire.
Publicité