La Haine

Publié le par Mélisande

La Haine

 

Mon corps n’est qu’une plaie immense

Qu’assaillent des démons en transe

Mon cœur à l’air libre vomit du fiel

Ma conscience n’est plus qu’une ombre frêle

Je rejette ma souffrance sur tout

Tous sont victimes de mon dur courroux

On m’évite tandis que je honnis

Je bannis jusqu’à mes propres amis

Mon visage se tord en un rictus hideux

Dans ma tête des visions de crimes odieux

Seule et n’ayant pour désir que la mort

Je me déteste plus qu’on ne m’abhorre

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