La Haine
La Haine
Mon corps n’est qu’une plaie immense
Qu’assaillent des démons en transe
Mon cœur à l’air libre vomit du fiel
Ma conscience n’est plus qu’une ombre frêle
Je rejette ma souffrance sur tout
Tous sont victimes de mon dur courroux
On m’évite tandis que je honnis
Je bannis jusqu’à mes propres amis
Mon visage se tord en un rictus hideux
Dans ma tête des visions de crimes odieux
Seule et n’ayant pour désir que la mort
Je me déteste plus qu’on ne m’abhorre
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